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Calculateur de crédit d'impôt investissement solaire

Calculateur gratuit du crédit d'impôt investissement solaire pour entreprises françaises. Bouclier fiscal IS, amortissement, prime auto-consommation EDF OA, Éco-PTZ et coût net après toutes les aides.

Calculateur de crédit d’impôt investissement solaire

Coût brut
130 000 €
Aide totale
37 000 €
Valeur du crédit: 0 €
Valeur bouclier IS: 32 500 €
Valeur de la prime: 4 500 €
Coût net après aides
93 000 €
Remise effective
28,5%
Modéré — Éco-PTZ professionnel disponible

Comment utiliser ce calculateur

La France n’offre pas de crédit d’impôt à l’investissement direct pour le solaire commercial — l’avantage fiscal repose sur la TVA récupérable, l’amortissement et les primes EDF OA. Le calculateur ci-dessus combine bouclier IS, primes et aides forfaitaires en un coût net unique :

  1. Coût brut du système — prix HT du contrat avec un installateur RGE QualiPV (Quelle Energie / Hespul / In Sun We Trust). Pour 2026, ADEME et Hespul donnent 1.000–1.300 €/kWc HT pour les installations commerciales 36–100 kWc, soit 100.000–130.000 € pour une centrale de 100 kWc.
  2. Crédit d’impôt / Suramortissement (% du coût) — généralement 0 ; uniquement positif pour les industries éligibles à un dispositif spécifique (Crédit d’Impôt Recherche, suramortissement écologique secteur transport).
  3. Amortissement IS — bouclier fiscal — base × IS 25% × facteur de présent (≈0,72 sur 20 ans à 4%). Bonus dégressif si éligible.
  4. Prime / aide forfaitaire — prime à l’autoconsommation EDF OA (220–100 €/kWc), aides régionales (Île-de-France 350-600 €/kWc, Bretagne 250-450 €, Occitanie 300-500 €).

Comment fonctionne le calcul

amortissement_pv  = cout_brut × IS_taux × facteur_pv_20ans
prime_autocons    = puissance_kWc × prime_par_kWc          (versée sur 5 ans)
total_aides       = amortissement_pv + prime + aides_regionales
cout_net          = cout_brut - total_aides

Une centrale de 80 kWc à 96.000 € HT avec IS 25%, amortissement linéaire 20 ans, prime auto-consommation 80 kWc × 100 €/kWc = 8.000 €, et aide régionale Île-de-France 12.000 € :

  • Amortissement IS PV (96.000 × 25% × 0,72) : 17.280 €
  • Prime à l’autoconsommation : 8.000 €
  • Aide régionale : 12.000 €
  • Total aides : 37.280 €
  • Coût net : 96.000 € − 37.280 € = 58.720 € (38,8% de remise effective)

Régime de l’autoconsommation avec vente de surplus (CRE T2 2026)

PuissancePrime auto-conso (€/kWc)Tarif achat surplus (ct€/kWh)Durée garantie
≤3 kWc22013,0320 ans
3 à 9 kWc16013,0320 ans
9 à 36 kWc1907,8220 ans
36 à 100 kWc1007,8220 ans
100 à 500 kWc— (appel d’offres CRE)20 ans

La prime est versée en cinq annuités égales (par exemple 8.000 € prime totale = 1.600 €/an pendant 5 ans). Le tarif d’achat sur le surplus est garanti contractuellement par EDF Obligation d’Achat sur 20 ans à compter de la mise en service. Les conditions sont publiées à la mise en service ; les dossiers déposés avant T2 2026 peuvent bénéficier d’autres tarifs si le délai de raccordement est respecté.

Amortissement linéaire vs dégressif (Article 39 A CGI)

MéthodeAnnée 1Année 5Année 20Bouclier total IS 25%
Linéaire (5%/an)5.000 €5.000 €5.000 €25.000 € (sur 100k)
Dégressif (coeff 2,25 → 11,25% Y1)11.250 €5.130 €4.123 €25.000 € (mais front-load)

Le total est identique en valeur nominale ; le dégressif accélère le bouclier en valeur actuelle. Pour une PME au plafond IS 15% sur les premiers 42.500 €, le dégressif est encore plus avantageux car il permet de “consommer” davantage du plafond les premières années.

Aides régionales 2026 — sélection

  • Île-de-France : Énergie Solaire IDF, jusqu’à 350-600 €/kWc selon profil (ménages modestes / PME / collectivités)
  • Bretagne : Programme Photovoltaïque PME, 250-450 €/kWc
  • Occitanie : Aide à l’Autoconsommation PV, 300-500 €/kWc
  • Auvergne-Rhône-Alpes : Programme Climat Énergie, projet par projet
  • Pays de la Loire : Plan Régional Énergies Renouvelables, 200-400 €/kWc
  • PACA : Aide à l’Autoconsommation, plafonnée à 30% du coût HT
  • Nouvelle-Aquitaine : Programme NEH (Néo Énergie Habitat) — résidentiel principalement

Les aides régionales nécessitent un dépôt préalable au démarrage des travaux et sont versées après mise en service avec attestation d’installateur RGE QualiPV.

Cas pratique — 250 kWc sur entrepôt logistique en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Coût brut HT : 287.500 € (1.150 €/kWc, EPC RGE)
  • TVA récupérable 20% : 57.500 € (récupération immédiate, si entreprise assujettie)
  • Amortissement linéaire 20 ans × IS 25% × 0,72 facteur PV : 51.750 €
  • Tarif d’achat surplus 7,82 ct/kWh × 50% × 250.000 kWh annuels × 20 ans : flux de revenus séparé (~ 195.500 € sur 20 ans)
  • Prime à l’autoconsommation 100 € × 250 kWc : 25.000 € (versée 5 ans)
  • Aide régionale AURA Climat Énergie : 30.000 € (cas)
  • Coût net après aides : 287.500 € − 51.750 € − 25.000 € − 30.000 € = 180.750 €
  • Remise effective : 37,1% sur l’investissement (hors flux de revenus)

Combinez avec le calculateur de crédit d’impôt, le calculateur de coût et le calculateur d’amortissement

Le calculateur d’investissement donne le coût net statique ; le calculateur d’amortissement le convertit en années de retour sur investissement avec votre tarif EDF Pro ; le calculateur de coût valide votre prix HT.

Sources

Questions fréquentes

La France propose-t-elle un crédit d'impôt à l'investissement spécifique pour le solaire commercial ?
Non. La France n'a pas de crédit d'impôt à l'investissement (ITC) spécifique pour le solaire photovoltaïque commercial. Le suramortissement productif (Article 39 decies CGI) — qui permettait d'amortir 140% du prix d'acquisition de certains biens industriels — a été supprimé pour le matériel acquis après le 14 avril 2017. Pour les entreprises, l'avantage fiscal repose sur quatre leviers : (1) la TVA récupérable sur l'investissement (taux normal 20% ou réduit 10% pour les particuliers ≤3 kWc), (2) l'amortissement linéaire ou dégressif sur 20 ans selon l'Article 39 CGI, (3) la prime à l'autoconsommation versée par EDF OA selon l'arrêté tarifaire trimestriel de la CRE, et (4) le tarif d'achat OA-Solaire pour le surplus injecté.
Comment fonctionne l'amortissement comptable et fiscal d'une installation PV pour une entreprise ?
Une installation photovoltaïque est inscrite à l'actif immobilisé sous le compte 215 (matériel et outillage industriel) ou 213 (constructions sur sol d'autrui) selon la configuration. La durée d'amortissement de droit commun pour le PV est de 20 ans (durée d'usage CNCC), correspondant à un taux linéaire de 5% par an. L'amortissement dégressif est possible pour les biens d'équipement neufs au sens de l'Article 39 A CGI : coefficient × taux linéaire (1,25 pour durée 4-6 ans ; 1,75 pour 6-10 ans ; 2,25 pour 10+ ans), donc 11,25% en année 1 pour le PV. Multiplié par le taux d'IS standard 25% (Loi de Finances 2022), cela produit un bouclier fiscal d'environ 25% du coût total étalé sur 20 ans, ou plus si dégressif.
Quelle est la prime à l'autoconsommation pour le T2 2026 ?
La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) publie chaque trimestre un arrêté tarifaire fixant la prime à l'autoconsommation et le tarif d'achat OA-Solaire (Articles L314-1 et L314-18 du Code de l'énergie). Pour les installations mises en service au T2 2026 (1er avril – 30 juin 2026), la prime à l'autoconsommation est : 220 €/kWc pour ≤3 kWc, 160 €/kWc pour 3–9 kWc, 190 €/kWc pour 9–36 kWc, et 100 €/kWc pour 36–100 kWc. La prime est versée en cinq annuités égales sur les cinq premières années d'exploitation. Le tarif d'achat du surplus injecté est de 13,03 ct€/kWh pour ≤9 kWc et 7,82 ct€/kWh pour 9–100 kWc, garanti pour 20 ans à compter de la mise en service.
L'Éco-PTZ peut-il financer une installation PV pour une entreprise ?
L'Éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro) est destiné principalement aux particuliers pour la rénovation énergétique de leur résidence principale (Articles 244 quater U et 199 ter S CGI). Son plafond est de 50.000 € sur 20 ans avec un taux 0%. Pour les entreprises, l'équivalent est l'Éco-PTZ pro, suspendu fin 2018 sans remplacement. Les entreprises utilisent à la place : Bpifrance Prêt Vert pour la transition énergétique (taux préférentiel, durée 7-12 ans), CDC Banque des Territoires pour les collectivités, le Plan de Relance européen Next Generation EU pour les projets >500.000 €, et les prêts bancaires verts (Crédit Agricole, Banque Populaire, Société Générale, BNP Paribas) à taux légèrement réduits. Pour les SCI familiales soumises à l'IR, l'Éco-PTZ particulier reste accessible si la SCI est transparente fiscalement.
Quel statut fiscal choisir : entreprise individuelle, société, SCI ?
Le choix du statut affecte significativement la rentabilité après impôt. Une entreprise individuelle (EI ou micro-BIC) imposée à l'IR avec barème progressif (jusqu'à 45% + prélèvements sociaux 17,2%) bénéficie d'un bouclier d'amortissement plus important mais sans déduction des cotisations URSSAF sur la plus-value. Une SARL/SAS imposée à l'IS bénéficie du taux fixe 25% (15% sur les premiers 42.500 € de bénéfice pour les PME, Article 219 CGI) et permet la déduction des intérêts d'emprunt et de l'amortissement contre tous bénéfices d'exploitation. Une SCI familiale soumise à l'IR transmet les revenus aux associés selon leur tranche marginale ; soumise à l'IS, elle fonctionne comme une SARL. Pour les projets >50 kWc, l'IS est généralement plus favorable.

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